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01/04/2014

Quand on est dans la tempête on soutient le capitaine

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François Hollande a entendu les français,il n'avait d'ailleurs jamais perdu le fil. Les marges de manœuvre sont très étroites , elles l'ont toujours été depuis le début du quinquennat. 

En réalité , si les difficultés sont bien présentes, il y a quand même un enfumage médiatique qui va bien au delà du rationnel et qui conduit à un climat délétère. Cela a certainement contribué de manière significative au score du FN dont ont sait qu'il se nourrit des peurs et des angoisses. Les polémiques internes du PS sur plus ou moins de gauche, qui relèvent souvent du fantasme ou de chapelles n'ont pas non plus arrangé et n'arrangent pas la situation . Ce à tel point que parfois il n'y a presque plus besoin d’opposition car nombre de membres qui devraient soutenir le gouvernement s'emploient à le démolir publiquement ou à râler en permanence au grès des médias . 

Quoiqu'en pensent tous les grands "yakas" de tous bords la situation est complexe . Il n’est pas possible de partager la richesse que l'on ne produit pas . Une entreprise c'est d'abord un carnet de commande . La seule stratégie qui vaille est donc une action simultanée et interdépendante sur la relance économique et la solidarité . Ce bien entendu en conduisant parallèlement des négociations à l'échelle européenne dont la renégociation des objectifs de déficit budgétaire et la mise en oeuvre de mesure de défense face à des puissances comme la Chine ou les USA qui ne se gênent pas pour faire du dumping tout en jouant des cartes protectionnistes. Dans ce schéma, la transition énergétique doit prendre toute sa place . D'abord parce que  la réalité , le bon sens , le respect des générations futures nous l'imposent . Puis parce que c'est également un fort potentiel de développement . De la même manière le secteur de l'économie solidaire doit être considérée dans un maillage cohérent . 

Enfin et ce n'est pas le moindre la France doit changer de perception du monde et se regarder au delà de son nombril cocardier.Le monde est aussi une chance , le repli sur soit toujours une perception tronquée. Puis la lourdeur de son organisation interne n'a d'égal que la complexification croissante des systèmes et contraintes administratives au bénéfice exclusif des initiés . Ainsi malgré les gouvernement successifs le pouvoir opérationnel est en réalité aux mains de staffs de hauts fonctionnaires dont la porosité avec les partis politiques n'est plus à démontrer. Cela entraîne d'abord une obsolescence du pouvoir politique et aussi  une forme de sclérose, une déconnexion au réel , une incapacité à imaginer des solutions véritablement nouvelles , une propension à maintenir les systèmes plus qu'à les réformer et travailler à leur efficience ( voir la loi de Parkinson ) . Or une véritable réforme de fond de tous le secteurs de la fonction publique s'impose, dans l'organisation, la formation . Le service public qui doit pleinement jouer son rôle n'est pas la fonction publique .

La situation n'est, pas simple, la France a de nombreux atouts mais elle doit se réformer pour faire face à un environnement mondialisé tout en mettant oeuvre la solidarité et la justice sociale qui sont le cœur de la république. Manuel Valls dont il faut saluer le courage a accepté la lourde tache de conduire l'équipe gouvernementale dans la tempête .Ce n'est pas une chose facile que de prendre cette responsabilité. Il en a toute la dimension. Dans tous les combats qui s'annoncent jamais il n'aura été aussi crucial de soutenir le Président de la république, le 1er Ministre et l' équipe gouvernementale .

30/05/2012

Salaires des dirigeants : ce plafond qui fait baisser les têtes pour la relever

François Hollande l'avait dit dans son programme présidentiel ,salaires dirigeants, plafond, François Hollande les salaires des dirigeants des entreprises publiques verront leurs salaires limités à 20 fois le salaire minimum pratiqué dans l'entreprise. Jean- Marc Ayrault vient donc d'annoncer les contours de cette mesure qui apparaît on ne peut plus logique , surtout en période de crise . Elle concernera non seulement les nouveaux contrats mais aussi la rémunération des dirigeants d'entreprises publiques actuellement en fonction. Les entreprises concernées sont celles dont l'état contrôle la majorité du capital comme la Poste, EDF, AREVA , la SNCF...

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03/05/2012

Un vrai Président pour la France

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Ceux qui le connaissent n'auront pas été surpris, ceux qui ne le connaissaient pas bien  auront découvert en Francois Hollande un homme d’état en capacité d'impulser et de conduire le changement .

Gagné ? Perdu ? Même si certains plus hargneux que d'autres ou trop surs d'eux auraient bien voulu orienter la confrontation des idées vers un match de boxe , la question n’était vraiment pas la . Le débat du second tour entre François Hollande et le candidat sortant ne pouvait se résumer en ces termes car l'enjeu était d'éclairer les Français sur les orientations, les grands sujets et aussi sur la manière de présider et de faire vivre la démocratie.

Pour François Hollande, les propos et les lignes ont été clairs . Rien de plus rien de moins que le programme qui a été communiqué depuis le début de la campagne en toute transparence aux français. Il s'agit de redresser la France , de conduire le changement , de soutenir l’innovation, de prioriser la jeunesse selon des principes de justice sociale et d'équité .Il a aussi expliqué à nouveau sa vison de nombre de sujets internationaux et notamment sa position sur la nécessité de mettre en place des mesures d'accompagnement de la croissance en Europe conjointement aux objectifs de rigueur . Position de François Hollande qui fait d'ailleurs de plus en plus d'adeptes dans les pays européen et qui avait été moquée à tord par le candidat sortant comme étant une éventualité irréalliste.

Dans le débat , celui qui a la stature, la vision stratégique ,le sens de la république pour être le futur Président de la république s'est attaché à traiter les sujets et non le candidat sortant .Malheureusement pour la dignité de l'échange l'inverse n'a pas été vrai .Le candidat sortant n'a eu de cesse que de multiplier les attaques personnelles et les jugements de valeur à l'emporte pièce . Ainsi celui qui dès le début du débat se posait en victime et qui s'est autoproclamé grand rassembleur a continué comme à l’accoutumé, à dénigrer, opposer , attaquer, piquer . Lors des dernières élections régionales , Georges Frêche disait du challenger local de l'UMP qu'il mordillait les mollets. Visiblement pas au niveau du débat , le prétendant à un second mandat de Président de la république a usé de la même petite stratégie devant des millions de français . Il est vrai qu'il était très gêné par ses multiples échecs, ses promesses non tenues et en même temps par son absence de distance et de retenue qui recueillent une désapprobation qui va au bien delà des partis , y compris du sien. D'ailleurs il n'a en rien répondu de son bilan et s'est défaussé tantôt sur la crise, tantôt sur les années Mitterrand ou alors sur je ne sais quoi d'autre. Bref selon lui, il n'est responsable de rien et en plus c'est le meilleur. Sauf que les français jugeront sur pièce sur ce qu'il a dit en 2007 et puis sur ce qu'il a fait. Surtout ceux qui sont au chômage et tout ceux qui ont vu s'effriter leur pouvoir d'achat .

La méthode Coué n'est pas plus appropriée pour diriger un navire qu'un pays .Il ne suffit pas de parler  même avec une assurance autant impudique qu'arrogante. Quand il faut tenir la barre, il faut tenir la barre, rien ne sert de changer de cap toutes les cinq minutes ce pour autant que plus le bateau est gros plus il lui faut de temps pour manœuvrer. Le syndrome du crocodile, énormes dents et petits bras,  aura donc sévi du début à la fin de ce mandat.

Face à ces digressions et agressions répétées François Hollande est resté serein mais ferme devant un candidat sortant assez tendu qui avait de plus en plus de mal a tenir en place. Il a expliqué comment il concevait la Présidence de la République . Une présidence moderne respectueuse de la démocratie, une présidence de la justice sociale, une présidente de l'équité et pas celle des inégalités ou des privilèges qui est montée crescendo durant cinq ans . Il a aussi corrigé les nombreuses inexactitudes d'un interlocuteur toujours plus enclin à vouloir tout expliquer à partir d'une analyse approximative .Les Français jugeront, mais le débat a sans doute mis en lumière d'un coté le peu de fond d'une omniprésidence médiatique et de l'autre le sérieux du projet d'un nouvel homme d'état porteur de changement et de rassemblement .

En effet si le candidat sortant aurait encore un vrai travail à faire pour éventuellement arriver à devenir un jour un président presque normal, François Hollande a sans nul doute la dimension d'un vrai Président pour la France.