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29/06/2012

LGV : un avenir tout tracé

Une réunion d'information et de concertation organisée par RFF sur le projet de nouvelle ligne à grande vitesse Montpellier / Perpignan s'est tenue Mardi 27 juin au Palais des Congrès de Béziers . Au programme présentation en 3D des différents scénarios de tracé pour la section Béziers / Narbonne et exposé des différentes hypothèses d’implantation de gare TVG .

Sans parler véritablement de grande vitesse car le projet esttgv.jpeg discuté depuis un temps certain et la mise en service de la ligne envisagée à l'horizon 2020 , le calendrier s’accélère puisque qu'une décision sera rendue par le comité de pilotage vendredi 13 juillet pour validation par l'état à l’automne 2012.

Il ne va pas sans dire que vu l'importance des enjeux nombre d'élus locaux du territoire étaient présents, que la salle était comble, le public attentif, studieux et participatif. Selon l’étude préalable plusieurs possibilités d'implantation de gare ont été élaboré avec pour chaque scénario un tracé correspondant : Desserte par les gares actuelles  (gares centre de Béziers et Narbonne ) , une gare nouvelle (Béziers -Est ou Narbonne-Ouest ou Nissan les Ensérunes) , Deux gares nouvelles  (Béziers -Est et Narbonne-Ouest ).

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25/06/2012

Quand la majorité municipale cherche des tuyaux pour ressourcer le centre Ville qu'elle a asséché

C'est avec stupéfaction que les citoyens avertis peuvent constater que l'ordre du jour du conseil municipal prévoit le vote d'une dépense de 1500 € pour le prolongement de l'adhésion de la Ville de Béziers au Réseau des Centre-Villes Durables et de l'Innovation animé par l'association Centre-Ville en Mouvement et auquel la ville a déjà adhéré en 2011 .

Au regard de la réalité, il est quand même surréalisteallées.jpeg de voir que ceux qui ont piloté cette politique d'aménagement inconséquente s'affichent dans un réseau national qui vise à une mise en commun de bonnes pratiques, ce alors même que le centre ville a été sacrifié et qu'il n'existe même pas 100 m de piste cyclable ni de voie douce.

Dans les faits, le centre ville de Béziers autrefois florissant est aujourd’hui en voie de désertification . La responsabilité incombe en grande partie à l'actuelle majorité municipale qui a vidé de sa substance le cœur de ville en privilégiant toujours plus de nouveaux aménagements périphériques sans véritable réflexion urbanistique et d'intégration à l’existant.

Quels que soit les points de vue et les sensibilités les constats sont sévères . Les Biterrois , touchés dans leur identité , vivent mal le déclin du centre et des Allées Paul Riquet auxquels ils sont attachés, les commerçants qui arrivent à maintenir leur négoce ne peuvent que s'alarmer de la détérioration croissante de leur activité. L'image globale de la ville est atteinte . Même constat significatif pour les parking de centre ville qui ne peuvent que prendre acte d'une baisse de fréquentation constante depuis près de 10 ans du fait du manque d’attractivité du centre ville par rapport aux zones commerciales situées en périphérie, puis à l'ouverture du centre Polygone en 2010 qui n'a fait que conforter cette tendance.

Si la crise a creusé le lit de difficultés, la politique de l'actuelle municipalité en a fait un canyon. Le principal point de mire qui a fait défaut est non seulement une réelle vision globale de l'aménagement de la ville mais aussi une culture de la concertation . Au lieu d’aménager pour demain , le Maire et la majorité municipale ont aménagé comme hier, comme ailleurs, c'est à dire comme partout et comme nulle part . Sans tenir compte du véritable potentiel de Béziers, de son identité , des interconnections , des populations , des nouveaux enjeux du développement durable , des véritables atouts et facteurs d'attractivité économiques qui ne peuvent se situer dans des copiés collés et des stéréotypes.

Alors quand on entend que le Conseil Municipal de Béziers envisage de reconduire une dépense pour participer à un réseau d'innovation et de réflexion des centre-villes on ne peut que sourire . Ce à moins que les membres de la majorité municipale actuelle n'envisagent de faire  profiter les autres collectivités de leur expertise reconnue de ce qu’il ne faut pas faire.

23/06/2012

Les folies biterroises: un urbanisme débridé et dévastateur

Les dossiers du conseil municipal du 25 juin 2012 seront largement consacrés à l'urbanisme, notamment parce que beaucoup de compétences sont maintenant assurées par la communauté d'agglomération. Les décisions urbanistiques du conseil municipal concernent surtout des programmes financiers de type Programme de Rénovation Immobilière, ou Programme de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés, ou encore les bilans d'activité des Zones d'Aménagement Concerté.

A Béziers, l'urbanisme n'est pas un débat citoyen, grue.jpegune politique cohérente. Il se pratique dans le bureau du maire, sur des petites maquettes, où le souci de laisser sa trace semble outrepasser la volonté d'organiser l'espace public. Lundi prochain, justement on discutera des ZAC de l'Hours, de la courondelle, des grandes vignes, du capiscol, du quai port neuf, mais aussi des programmes de rénovation immobilières du centre-ville et des arènes romaines, ou encore de la dotation de développement urbain (dont un quart était dévolu à la videosurveillance). Que dire de tous ces dossiers techniques?

A Béziers, comment parler de politique ou de projet urbain quand des quartiers entiers sont laissés à des promoteurs immobiliers pour construire des banlieues pavillonnaires. Comment parler de projet urbain quand l'UMP dépense plus d'argent pour aménager un centre commercial que pour revivifier un centre historique largement désertifié par ce même centre commercial? Béziers est un site pittoresque, perché dans une boucle de l'Orb, et l'organisation de l'espace urbain, des transports et du logement s'en ressent, avec un développement à l'est continu depuis le début du XXème siècle. Mais n'est-on pas allé trop loin, n'est-il pas temps de stopper un étalement urbain qui rend difficile voire impossible l'accès aux services publics, aux infrastructures de loisirs, aux manifestations culturelles et sportives, pour tous les Biterrois?

Notre ville connaît aujourd'hui, du fait de cet étalement, un phénomène de fragmentation spatiale inquiétant, qui conduit à une ghettoïsation marquée de l'espace urbain avec la relégation des catégories sociales défavorisées au centre-ville ou dans des faubourgs dégradés, et l'enfermement des catégories favorisées dans des quartiers résidentiels de plus en plus fermés dont elles ne sortent plus.

Comme socialistes, cette situation dangereuse doit urgemment être traitée par une politique cohérente de densification et d'organisation de l'espace, aux antipodes d'une privatisation désastreuse de l'aménagement urbain: ce n'est pas aux promoteurs immobiliers de décider l'avenir des habitants de Fonseranes, de la Courondelle ou de Montimaran. Nous voulons organiser des quartiers vivants autour de centres, d'espaces publics et collectifs, où l'égalité de tous dans l'accès aux services publics est assuré. Il est grand temps, alors que la plus grande commune de l'Hérault pour sa superficie n'a jamais fait l'objet de réflexion pour penser son aménagement autre que par la bétonisation et la destruction des espaces naturels.

Depuis 20 ans, une grande médiathèque d'agglo, une grande piscine d'agglo, un quartier universitaire, des salles de concert sont venues concentrer, vitrifier, sanctuariser le loisir, le sport et la culture à Béziers, au détriment de leur diffusion et de leur accès dans tous les quartiers. Les nouveaux quartiers ont été pensés sans espaces collectifs, comme des "suburbs" américains. Les rues commerçantes d'un centre-ville méditerranéen des plus pittoresques ont été délaissées pour la construction d'un mail commercial, d'un centre-ville privatisé où la police est remplacée par des vigiles. Les actions culturelles, sportives, éducatives sont opérées sous forme de "coup de com" permanent sans que le droit à l'avenir des jeunes Biterrois ne fasse l'objet d'une vraie réflexion.