Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

15/11/2011

Béziers : quel avenir pour notre patrimoine historique et culturel ?

Raymond Couderc n'aime pas les bâtiments historiques, c'est paradoxal pour un ancien professeur d'histoire-géographie. La caserne Duguesclin ? Mise à bas malgré un référendum négatif pour la destruction. La vieille poste ? Bientôt à terre malgré les efforts de collectifs citoyens.

Raymond Couderc veut s'attaquer maintenant aux halles. Le comité consultatif qui s'est déroulé la semaine dernière projetait l'installation d'un magasin de meubles dans ce bâtiment emblématique qui mériterait pourtant d'être requalifié. Le sénateur-maire UMP de Béziers a le droit d'aimer les grues et les travaux, ce n'est pas ce qui nous dérange : nous dénoncons le manque de vision urbanistique de la droite municipale pour asseoir le développement d'une image positive de Béziers sur un patrimoine historique, architectural, culturel, des plus remarquables en Languedoc-Roussillon.

La section socialiste de Béziers 2ème canton veut préparer avec tous les usagers, riverains et associations qui se passionnent pour l'avenir des quartiers une vraie réflexion sur la mise en valeur du patrimoine biterrois en vue des prochaines élections locales.  Nous voulons imaginer Béziers en 2020, renouer le fil d'un passé prestigieux avec un avenir que nous voulons bâtir sur d'autres bases que les résidences fermées, les supermarchés à perte de vue et le délabrement du centre-ville.

Pour le PS Béziers 2, les projets actuels de la droite municipale sont dangereux pour Béziers : L'étalement à l'est, vers l'A75, tourne le dos à la vallée de l'Orb dont l'aménagement serait un projet décisif pour la qualité de vie à Béziers. Notre ville a besoin d'un projet global qui redonne vie à son centre: partage de la chaussée, réhabilitation des vieux quartiers pour favoriser la mixité sociale, restriction de l'installation de commerce en périphérie et soutien à l'artisanat et au commerce de proximité...Celà passe aussi par la défense de monuments emblématiques de la ville : les Halles doivent faire partie d'un coeur historique marqué par tous les siècles dont nous faisons une priorité pour 2014. Nous voulons imposer la question urbanistique dans le débat politique, et nous dénoncerons constamment, d'ici là, les choix dangereux et anti-démocratiques opérés actuellement par une droite impopulaire et impuissante.

06/11/2011

Béziers ou la stratégie de la grenouille

La ville de Béziers devient coutumière des prix nationaux de mauvaise gestion municipale . Cette année encore la cité Biterroise est classée par le magazine économique Capital dans le top 5 des villes à la plus forte fiscalité avec une imposition moyenne de 2160 € pour les foyers ne bénéficiant pas d'exonération.grenouille.jpg Comme d'habitude le maire de Béziers remettra sans doute en cause ce palmarès peu glorieux et opposera une autre équation plus compliquée à démontrer que la théorie de la relativité. Sauf que la base de comparaison de capital qui n'a pas été spécifiquement établie pour mettre dans l'embarras la municipalité actuelle vaut pour toutes les villes de France. D'ailleurs les Biterrois savent bien qu'ils payent de plus en plus d'impôts locaux pour un cadre de vie et une politique qui ne sont pas à la hauteur de leurs contributions. Puis des risques financiers réels existent notamment pour les opérations de l'Hours. En terme de viabilité économique, et aussi du fait d'emprunt à taux variables qui ont été contractés. Enfin et ce n'est pas le moindre, toutes les cautions solidaires accordées par la ville aux opérateurs constituent un risque avéré en cas de défaillance. Béziers a un fort potentiel inexploité mais pour aller de l'avant rien de sert de dénigrer le thermomètre. Cette politique qui consiste à maintenir Béziers dans une casserole qui chauffe progressivement jusqu'à ébullition s'apparente à ce que l'on on définit comme le syndrome de la grenouille. Depuis plus de 15 ans de gestion , l'actuelle municipalité fait bouillir la ville à petit feu. Aujourd'hui il est temps que Béziers sorte d'une logique qui a démontré non seulement son inefficacité mais qui s'avère aussi dangereuse pour l'avenir et l'ensemble de la population .