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06/11/2011

Béziers ou la stratégie de la grenouille

La ville de Béziers devient coutumière des prix nationaux de mauvaise gestion municipale . Cette année encore la cité Biterroise est classée par le magazine économique Capital dans le top 5 des villes à la plus forte fiscalité avec une imposition moyenne de 2160 € pour les foyers ne bénéficiant pas d'exonération.grenouille.jpg Comme d'habitude le maire de Béziers remettra sans doute en cause ce palmarès peu glorieux et opposera une autre équation plus compliquée à démontrer que la théorie de la relativité. Sauf que la base de comparaison de capital qui n'a pas été spécifiquement établie pour mettre dans l'embarras la municipalité actuelle vaut pour toutes les villes de France. D'ailleurs les Biterrois savent bien qu'ils payent de plus en plus d'impôts locaux pour un cadre de vie et une politique qui ne sont pas à la hauteur de leurs contributions. Puis des risques financiers réels existent notamment pour les opérations de l'Hours. En terme de viabilité économique, et aussi du fait d'emprunt à taux variables qui ont été contractés. Enfin et ce n'est pas le moindre, toutes les cautions solidaires accordées par la ville aux opérateurs constituent un risque avéré en cas de défaillance. Béziers a un fort potentiel inexploité mais pour aller de l'avant rien de sert de dénigrer le thermomètre. Cette politique qui consiste à maintenir Béziers dans une casserole qui chauffe progressivement jusqu'à ébullition s'apparente à ce que l'on on définit comme le syndrome de la grenouille. Depuis plus de 15 ans de gestion , l'actuelle municipalité fait bouillir la ville à petit feu. Aujourd'hui il est temps que Béziers sorte d'une logique qui a démontré non seulement son inefficacité mais qui s'avère aussi dangereuse pour l'avenir et l'ensemble de la population .

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