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27/08/2011

Niches fiscales et sociales : Les vieux nous coutent et Fillon est vertueux

L'état a commandé un rapport sur les niches fiscales que le Figaro, journal de gauche bien connu,  « s'est procuré en avant première ». Selon cette "étude" 125 niches inefficaces coûtent 11,7 milliards . Parmi les niches,  l'abattement de 10% sur les pensions et retraites couterait à lui seul 4,3 milliards. Par contre , comme par hasard,  l’allégement sur les bas salaires serait très vertueux . Vu la manœuvre , Il ne faut pas être sorcier pour deviner où l’actuel premier ministre  prévoit encore de dégager des ressources supplémentaires.  C’est à dire encore sur le dos des retraités . Dans l’incapacité de prendre de réelles mesures et d’agir sur l’économie, il préfère taxer les pensions de retraite. Sauf que  le   fameux  allégement sur les bas salaires appelé communément  « allégement Fillon  » et qui serait  si vertueux coute à la collectivité entre 21 et 23 milliards d’euros par an.  Son principe anti économique consiste à exonérer de manière dégressive les cotisations patronales de sécurité sociale jusqu' à  1,6 Smic pour soit disant favoriser l’embauche des personnels peu qualifiés, éviter la délocalisation, améliorer la compétitivité  internationale  .  Sauf qu’en réalité un employeur n’embauche qu’en fonction de son carnet de commande,de la viabilité de son entreprise, et de sa productivité, puis il est à espérer que la France  n’arrive jamais au niveau de dumping social de pays tels que la chine. Donc dans les faits cette mesure   revient à favoriser le maintien de bas salaires et accessoirement à augmenter la rentabilité de grandes entreprises, ce  en diminuant le cout du facteur travail au détriment de la collectivité . L’allégement Fillon n’est pas efficient car la collectivité paye  plusieurs fois. La première fois  elle paye l'allégement ,  puis elle compense les bas salaires par l’ouverture éventuelle de droits à des prestations  sociales , elle favorise aussi des allégements  divers à des services collectifs pour lesquels la participation financière est  fonction du quotient familial, et surtout  elle mets en œuvre un mécanisme qui  tire  les salaires  vers le bas et prive ainsi l’état, toutes les caisses, toutes les collectivités de recettes potentielles . Enfin cette politique en faveur de la stagnation des  salaires  dévalorise  le travail , ce qui constitue  un facteur de démotivation des salariés et pénalise les employeurs qui ont une politique des ressources humaines progressiste. La poursuite  du financement exorbitant  d’une cette mesure qui plombe les salaires   est donc une ineptie . A  véritablement agir  de manière pertinente sur l’emploi et le pouvoir d’achat ne  serait-il pas plus efficient de subventionner l’augmentation des salaires ?