Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

29/12/2010

Pourquoi on a mangé la baraque

La dette de la France a atteint  le niveau record de  1574,6 milliards d’euros  fin septembre soit 81 % de son PIB . Ce qui représente une augmentation  de 85 milliards d’euros en 2010. En 2013, dans une hypothèse optimiste les intérêts d’emprunts impacteraient au minimum de 55 milliards d’euros le budget de l’état. Dans ces conditions peut on encore parler de liberté d’action et d’indépendance ? qui dirige ? les agences de notation ou l’état ? 

Si le soutien de l’économie par l’état peut constituer un élément d’un plan de relance il a toutefois une portée limitée dans une économie ouverte . Surtout quand le plan de relance de l’état actuel favorise les copains.  On ne le dit jamais assez car ce n’est pas très populaire mais l’impôt , la rationalisation et l’innovation constituent  encore les moyens les plus efficaces . Sauf que les questions de fond  sont «  qui paye ? . » et « comment sont partagées les richesses ? » . Et la on commence à faire de la politique . Les cadeaux fiscaux et la politique de favoritisme de Sarkozy  ne peuvent être efficientes . L’accumulation de richesses n’a jamais été un facteur redistributif .Quand la majorité n’a plus de carburant les véhicules ne fonctionnent pas. C’est pour cela que la seule issue se situe dans la véritable mise en œuvre d’un processus de croissance partagée. L’idée que les marchés se réguleraient eux même est forcément idiote, les dérives bancaires l’on bien démontré. Agiter d’épouvantail  de l’emploi, des entreprises, des riches qui vont s’expatrier sur mars si l’on ose prononcer le mot impôt est encore  plus désuet. Ce pour une raison assez simple .Effectivement le but d’une entreprise est de faire du profit donc elle est mobile et s’installe au grès de ses intérêts dans un endroit ou un autre de la planète. Toutefois la  productivité et la rentabilité sont aussi  fonction de la conjonction de variables  tel que les ressources humaines, les infrastructures présentes, l’accès aux nouvelles technologies, les couts de transports et effectivement l’impôt et les charges de personnel. Ce qui signifie qu’aucune entreprise ne songe pour l’instant à s’installer en plein désert et à se connecter à internet au postérieur d’un chameau . Dans la réalité il y a toujours interaction entre l’investissement public et l’entreprise. La formation d’un individu  de la maternelle à sa qualification a d’ailleurs aussi un cout important pour la collectivité. L’idée qui consiste a penser qu’il y aurait des entreprises qui produisent et qui sont vampirisées par la collectivité est donc véritablement fausse. Elle l’est encore plus lorsque l’on observe de près la part des marchés publics  dans le chiffre d’affaires de nombre d’entreprises. Alors arrêtons les soldes et les cadeaux  fiscaux et sociaux car une entreprise s’installe où cela est le plus rentable mais aussi la ou elle a les moyens de produire. Faisons de la France un pole d’excellence, soutenons l’innovation, la recherche  et la création d’activité non délocalisables  . La ligne stratégique se situe d’une part dans une synergie entre social et économique et d’autre part dans une négociation que seule la taille critique de l’Europe peut nous permettre . 

Enfin pour revenir à la dette , sauf à « manger la baraque »  nul autre porte de sortie que la réhabilitation de l’impôt juste et citoyen et la croissance partagée.

Les commentaires sont fermés.